Violences intra-familiales

Conflit conjugal ou violence au sein du couple

Comment et pourquoi distinguer conflits et violences

On parle de « conflit conjugal » si :

  • le positionnement est égalitaire dans les interactions ;
  • deux points de vue s’opposent. La violence, contrairement au conflit, est interdite par la loi.

On parle de « violence au sein du couple » si :

  • le rapport de force est asymétrique (dominant/dominé), avec la volonté de contrôler sa(son) partenaire et de la(le) maintenir sous emprise.

Voici une vidéo sur La différence entre conflit et violence avec Ernestine Ronai

Ces violences créent un climat de peur et de tension permanent. Le plus souvent, les faits de violences sont récurrents et cumulatifs.

Ils s’aggravent et s’accélèrent avec le temps, d’où l’intérêt et l’importance d’un repérage précoce.

En savoir plus

La violence au sein du couple est définie comme des actes de violence entre partenaires intimes, quel que soit le type de relation hétérosexuelle ou homosexuelle. Elle peut donc être vécue dans une relation maritale, extra-maritale ou amoureuse, pendant la relation, au moment de la rupture ou après la fin de la relation. Elle peut être vécue à tous les âges de la vie et dans tous les milieux sociaux et culturels. La qualité de partenaire intime de l’auteur des faits (conjoint, concubin, partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité) constitue une circonstance aggravante de l’infraction pénale de violences.

La violence au sein du couple comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles (y compris les rapports sexuels non consentis entre partenaires intimes), ainsi que les actes de domination sur le plan économique ou administratif et un isolement social de la victime.

Dans la majorité des cas, ces différentes formes de violence sont associées. La violence n’a pas d’intensité minimale. Il n’y a pas de seuil acceptable pour une blessure physique ou psychologique.

Site de l’HAS

La typologie des violences permet de mieux appréhender le phénomène

La violence est un comportement qui effraie, isole ou contrôle une autre personne et qui peut être isolé ou répété. La violence peut prendre les formes suivantes :

  • la violence physique, notamment les voies de fait et la séquestration
  • la violence sexuelle, notamment les contacts sexuels sans consentement
  • la violence psychologique, notamment les menaces et l’intimidation
  • l’exploitation financière, notamment la fraude et l’extorsion
  • la négligence, qui consiste en l’omission de fournir les choses nécessaires à l’existence, ce qui peut causer de graves dommages

Les violences sexistes et sexuelles sont interdites et punies par la loi :

Comment alerter ?

Signaler des violences conjugales (démarches en ligne)

Une messagerie instantanée (chat) du Ministère chargé de l’intérieur vous permet de dialoguer avec un fonctionnaire de police ou un militaire de la gendarmerie. À tout moment, l’historique de discussion pourra être effacé de votre ordinateur, téléphone portable ou tablette.

Numéros d’écoute, d’information et d’orientation au niveau national

116 006 : numéro gratuit d’aide aux victimes. Il permet aux victimes de recevoir l’aide d’un professionnel, et permet la mise en relation avec les organismes de proximité compétents.

0 800 05 95 95 : SOS Viols-Femmes-Informations. Ce numéro est destiné aux femmes victimes de viols ou d’agressions sexuelles, à leur entourage et aux professionnels concernés.

Des structures dans l’Ain pour vous soutenir

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site de la préfecture de l’Ain.

Les accueils de jour

  • L’accueil de jour de l’ADSEA à Bourg-en-Bresse
  • L’accueil de jour du comité de « Ni Putes Ni Soumises » sur le territoire du Pays de Gex
  • L’accueil de jour Le Regain à Oyonnax, 04.74.49.14.75
  • L’accueil de jour mobile L’Hirond’elles, bus itinérant va à la rencontre des femmes en milieu rural ou des secteurs dépourvus d’accueil de jour, sur les communes de Saint Trivier de Courtes et d’Etrez et sur Belley.

Ce sont des lieux dédiés à l’accueil inconditionnel.

Hébergements d’urgence

Composer le 115 vous permet d’avoir accès à un hébergement d’urgence et de mise à l’abri.

Par ailleurs, les communes peuvent disposer de logements d’urgence, il faut se rapprocher des secrétariats de mairie ou des Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS).

Contacts locaux

  • Association d’Aide aux Victimes de l’Ain (AVEMA)
  • CIDFF, Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles, assure des permanences juridiques gratuites et confidentielles pour tous, sur rendez-vous du lundi au vendredi.
  • Centres de planification au sein duquel un professionnel de santé vous accueille gratuitement, en toute confidentialité, quels que soit l’âge, le sexe, la situation sociale ou familiale. Le Centre de Planification est un lieu où il est possible de trouver de l’information, d’être écouté, de parler de tout ce qui concerne la vie affective, amoureuse et relationnelle.

Associations locales :

Dispositifs spécifiques pour les enfants victimes de violence

119 Allô enfance en danger est un numéro national dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être. Ouvert 7j/7 et 24h/24. Vous pouvez également utiliser le formulaire en ligne.

Le Département de l’Ain a créé une page sur le signalement des situations de danger pour les enfants et dispose d’une Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes (CRIP) :  crip@ain.fr

Auteurs de violences

Plusieurs associations agissent à destination des auteurs de violences afin de les accompagner dans la gestion de ces dernières :

  • Association « J’ai compris, j’agis » qui accueille des victimes et des auteurs, femmes et hommes de tous âges (adultes et enfants). Aide et orientation. Secteur du Pays de Gex.
  • CAPSO REBOND qui accompagne des auteurs de violences conjugales : toute personne se sentant en difficulté pour gérer sa violence peut faire appel à CAPSO par mail.
  • G.A.P.S (Groupe d’aide psychologique et de soutien) Ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 18 h et en soirée pour les groupes de parole thérapeutiques d’auteurs de violences conjugales et familiales.